CONSEIL NATIONAL DES
CHARGEURS DU CAMEROUN

Le Cameroun s’apprête à contracter un emprunt de 93,89 millions d’euros, soit environ 61,5 milliards de FCFA pour lancer la construction de la première phase (70 km) de la route Olounou-Oveng-frontière Gabon-pont sur le fleuve Kom (105 km au total), devant relier le Cameroun au Gabon.

 

À cet effet, le président de la République, Paul Biya, a signé le 26 août dernier un décret habilitant le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, à signer avec la Deustche Bank Italy, un accord de prêt qui sera garanti par le groupe financier italien SACE. Cette habilitation présidentielle intervient plus d’un an après la signature par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, un contrat commercial d’un montant prévisionnel de 67 milliards de FCFA avec l’entreprise italienne Seas. Le montant initial de ce contrat, apprend-on, a été revu à la baisse à 61,5 milliards de FCFA après différents arbitrages entre les parties.

 

Le projet prévoit une route de 1 x 2 voie de 3,5 m d’une vitesse de référence de 60 km/heure. Il est prévu une réalisation de 59 ouvrages de drainage transversal ; la construction de 13 ponts de longueurs diverses pour un linéaire total de 260 ml ; l’aménagement des carrefours ; la réalisation des signalisations horizontales et verticales et des équipements de sécurité. La durée d’exécution des travaux est de 24 mois.

 

« Le choix de cet axe comme faisant partie d’un projet du volet routier du Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance (Planut) est justifié d’une manière générale par la volonté de désenclaver des bassins de production en reliant chacune des villes concernées par ce projet au réseau structurant ; à étendre le réseau bitumé de la région du Sud vers les grands bassins de production ; à faciliter l’écoulement de la production agropastorale vers les grands pôles de consommation du pays et du Gabon ; à améliorer l’accès des populations aux infrastructures de base ; à améliorer les revenus des populations en facilitant l’écoulement de leur production », explique-t-on au ministère des Travaux publics.

 

Source : Investir au Cameroun

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