CONSEIL NATIONAL DES
CHARGEURS DU CAMEROUN

A l’occasion de la Journée africaine des mers et des océans, ces membres de l’association WIMA Cameroon se sont réunis au Togo.

 

« Développement de l’économie bleue en Afrique et autonomisation des femmes du secteur maritime et portuaire ». Tel était le thème de la célébration de la Journée africaine des mers et océans organisée en fin juillet dernier à Lomé au Togo. La rencontre a réuni de nombreuses femmes impliquées dans le secteur maritime, dont les ladies du Conseil national des chargeurs du Cameroun (Cncc), membre de l’association Women In Maritime (Wima).

 

Cette célébration a été marquée par la visite du port de pèche de Lomé et celle du Centre Diamine-Zuma dédié à la transformation et la conservation des produits de pèche. Le but de ces visites consistait a non seulement échanger avec ces femmes du secteur de la pèche afin de prendre connaissance des difficultés professionnelles qu’elles rencontrent au quotidien, mais également de discuter sur des solutions à envisager pour y remédier. Il faut noter que Wima Africa procure un soutien multiforme aux femmes togolaises du secteur de pèche, notamment depuis plusieurs années déjà.

 

L’association qui regroupe les femmes évoluant dans le secteur maritime de par le continent africain, ses objectifs s’inscrivent dans la promotion de l’autonomisation des femmes dans le cadre de l’agenda 2063 de l’Union Africaine. Elle œuvre également pour l’orientation et l’engagement des femmes en tant qu’acteur principal du secteur maritime.

 

Au cours de la dite rencontre de Lomé, l’on a par ailleurs appris que plusieurs conférences se sont tenues sur des sujets relevant du développement de l’économie bleue en Afrique, l'autonomisation des femmes du secteur maritime et à l’économie bleue. Ces thèmes ont orienté les échanges entre les panelistes et l’assistance.

 

Claire ONANA TAKOUHOP, directeur de l’assistance au Cncc et par ailleurs vice présidente en charge de la Zlecaf était a la tète de la délégation du Cncc constituée entre autre de Marguerite LEWONDO MBASSI, vice-présidente économie bleue à Wima Cameroon. Elles ont toutes les deux, à tour de rôle, exposé sur les différentes actions menées par cette association féminine pour un renforcement de l’économie bleue au Cameroun, et des actions en faveur de l’autonomisation de la femme.

 

L’économie bleue, appelée « nouvelle frontière de la naissance africaine », définit d’après l’Union Africaine, les océans comme des « espaces de développement » où la planification de l’espace intègre le tourisme côtier, la biomédecine marine et l’industrie cosmétique, l’industrie éthique, la communication et le trafic maritime, l’industrie électrique maritime , la pèche et l’aquaculture maritime, l’industrie du sel marin, l’exploitation minière en mer, l’industrie pétrolière et gazière extracôtière, l’utilisation de l’eau de mer, le génie maritime, la construction et la réparation des navires.

 

En aspirant dès le départ à « une Afrique prospère sur la base d’une croissance inclusive et d’un développement durable », l’agenda 2063 prend en compte l’immense potentiel de l’économie bleue comme un catalyseur de la transformation socio-économique grâce aux connaissances sur la biotechnologie marine et aquatique, la croissance du vaste commerce maritime africain, le développement de la pèche et du transport maritime fluviaux et lacustres ;et l’exploitation de l’enrichissement des ressources minérales en eau profondes et autres.

 

Source : Le Financier d’Afrique n° 1051

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