CONSEIL NATIONAL DES
CHARGEURS DU CAMEROUN

IMPORT-SUBSTITUTION

C'était au cours d'un atelier présidé par le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l'économie sociale et de l'artisanat (Minpmeesa), Achille Bassilekin III, le 21 juillet 2022 au Centre international de l'artisanat de Yaoundé.

 

L'implémentation de la politique de l'import-substitution au Cameroun prend une place de plus en plus grandissante dans la sphère socio-économique du pays. Ceci dans la mesure où elle vise à réduire les importations des produits que le pays peut produire localement. C'est dans cette optique que, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l'économie sociale et de l'artisanat (Minpmeesa), Achille Bassilekin III a présidé le jeudi 21 juillet 2021, un atelier de sensibilisation des Très petites entreprises et des Petites et moyennes entreprises (TPE/PME) à l'arrimage des produits d'import-substitution aux normes. Cette édition s'intéressait principalement à trois filières prioritaires porteuses susceptibles de favoriser la densification du tissu industriel camerounais : l'agro-industrie, le coton-textile-confection-cuir et la transformation du bois.

 

Cet atelier avait pour objectifs de : contribuer à travers la promotion de la qualité améliorer la compétitivité des produits camerounais de grande consommation sur les marchés intérieur et extérieur, et améliorer l'offre domestique en produits de consommation de masse ciblés, qui répondent aux exigences des normes de qualité et d'inverser la tendance à l'importation massive des produits similaires. De plus, l'atelier du 21 juillet dernier, s'inscrivait dans le cadre du développement d'un secteur privé productif à même de remiser la compétitivité des entreprises nationales dans la dynamique du développement des PME manufacturières. Quoi de mieux pour envisager un réel essor du label « Made in Cameroon », dans les secteurs de l'agro-industrie, du coton-textile-confection-cuir et de la transformation du bois. Tout ceci dans les normes du marché international et national dans l'optique de rendre tous ces produits compétitifs.

 

Une option qui vient s'aligner sur les objectifs que se fixe la Stratégie nationale de développement (SND30), boussole du gouvernement en ce qui concerne la mise en œuvre des politiques publiques. En effet il est prévu que pour la prochaine décennie (2020-2030), la part du secteur secondaire dans le PIB passe de 28,2% en 2018 à 36,8% à l'horizon 2030 (secteur dans lequel se retrouvent l'agro-industrie, le coton-textile-confection-cuir et la transformation du bois). « Le périmètre stratégique retenu par le gouvernement comporte neuf sous-secteurs industriels moteurs : l'énergie, l'agro-industrie et le numérique, mais aussi les filières forêt-bois, textile-confection de cuir, mines-métallurgie-sidérurgie, hydrocarbures-pétrochimie-raffinage, chimie-pharmacie et construction-services-professionnels-scientifiques-techniques. En plus des services industriels, le développement de l'industrie s'accompagnera des services non financiers », renseigne la SND30. L'objectif final est de porter la valeur ajoutée manufacturière de 12,9% en 2016 à 25% en 2030 ; et porter la part des exportations des produits manufacturiers de 26,25% en 2015 à 54,5% en 2030.

 

Source: Eco Matin N° 544 LUNDI 25 JUILLET2022

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